Dessine-moi un magicien

Enfin quelque chose de radicalement neuf. Imaginez un peu : Omer est seul sur scène. Avec ses mains il dessine, avec sa voix, il raconte. En même temps tout le monde y passe. Giscard, Chirac, Mitterand, Marchais… croqués en deux temps trois mouvements sur le tableau blanc de la fantaisie.

Phénomène de la scène et phénomène tout court, Omer joue avec les mots. Il s’amuse de phrases à double sens, d’expressions réversibles. Et partout le spectateur suit, émerveillé par tant d’invention, par une telle recherche des enchaînements.
Parce qu’Omer sur scène, cela se suit comme une vague ; tantôt déferlante, tantôt douce comme une chanson. Témoin ce final, formidable d’émotion, au cours duquel le conteur se transforme en magicien de la paix et des sentiments.
Pic, sa colombe, vous le dira : Omer est passionné par les animaux. Chez lui, près d’Orléans, il leur consacre même une émission radiophonique. Ce qui ne l’empêchera pas dès la rentrée, d’aller se produire dans un café-théâtre parisien.
Professionnel, et surtout très malin, il peaufine ses sketches (écrits par Tourman) jusqu’à la perfection. Dessins, paroles, musiques et gestes doivent s’enchaîner sans heurts, comme un jeu de mots et de riens, qui apparaîtrait et disparaîtrait pareil à une illusion. D’ailleurs, quelque chose d’aussi subtil n’est-il pas une illusion ?

Tous ceux qui aiment découvrir quelque chose de différent, mêlant adroitement plusieurs genre, ne peuvent rater le « Croq’notes » d’Omer. C’est vif, rapide, concis. Sans esbroufe avec le seul artifice de la magie de la scène. Encore que le public puisse participer activement au spectacle. Comment ? Justement, là est le mystère !

A découvrir de toute urgence